dimanche 27 novembre 2011

Les enduits (suite, mais pas encore fin)

Malgré l'aide de plusieurs amis (cette semaine, nous pouvons remercier Myriam, Lydie et Francis) nous n'avons pas encore fini les enduits terre mais ça ne devrait plus tarder : il reste à faire le mur ouest (qui est déjà commencé) et la seconde couche à l'est.
le mur nord, complètement enduit
Nous avons même pris le temps de faire un tour de fenêtre artistique pour l'une des chambres :
Deux arbres stylisés entremêlent leurs branches au dessus de la fenêtre.
Merci à Myriam pour cette œuvre originale qui distingue maintenant clairement notre maison en paille de toutes les autres.
Myriam, signant son œuvre.

Autres nouvelles :
- Les fenêtres arrivent mardi ! Ca tombe bien, car le temps s'est nettement rafraîchi depuis vendredi. Nous pourrons donc travailler un peu plus au chaud.
- Le maçon n'est toujours pas passé installer ses échafaudages pour l'enduit chaux extérieur :-<< Normalement, c'est pour la semaine prochaine, si le camion est réparé ...
- Nous avons enfin réussi à nous faire rembourser l'acompte versé pour le chauffe-eau solaire. Ca n'a pas été sans mal : il a fallu se montrer "persuasif". Il ne reste plus qu'à reprendre notre bâton de pèlerin pour trouver un autre artisan qui sache installer un chauffe-solaire en thermosiphon car ça ne court pas les rues.

samedi 19 novembre 2011

Les enduits avancent bien

Le mur 'est' est terminé.
une vue d'ensemble, avec le mur 'est' au fond et le mur nord à gauche
Il faudra quand même ajouter une deuxième couche de 2 cm parce que certains boîtiers électriques dépassent un peu de l'enduit.

Le mur nord est quasiment terminé également. Il ne sera pas nécessaire de rajouter une seconde couche car l'épaisseur moyenne d'enduit, qui est de l'ordre de 3 cm, suffit largement pour avoir une bonne inertie thermique.
Damien et Marie sur le mur nord
Nous avons même commencé à enduire le mur sud, au dessus d'une des baies vitrées :

Encore merci à Damien, Aude, Gilles et Patou pour leur aide précieuse qui nous a permis d'accélérer un peu le rythme.
la danse des enduiseurs : Patou, Damien et François

Les murs commencent à vraiment bien sécher. C'est le cas par exemple, autour des fenêtres :

Par contre, certaines zones, notamment au nord, sèchent vraiment très lentement. De la moisissure est même apparue par endroit, mais c'est très léger. Il y a également quelques pousses de blé. L'enduit fissure un peu, plus que lors de nos essais, mais rien d'ingérable pour le moment.


En bref :
L'électricien est repassé jeudi et a fait les petites modifications que nous souhaitions. Notamment, il a ajouté des gaines pour la communication entre le tableau des panneaux solaires et le tableau EdF qui sont situés de part et d'autre de la porte de l'atelier :
Il a également installé les gaines et boîtiers à l'étage.

Le maçon n'est pas venu installer les échafaudages pour l'enduit chaux à l'extérieur de la maison :-< Normalement, c'est pour la semaine prochaine, quand son camion sera réparé ...

dimanche 13 novembre 2011

Les enduits intérieurs ont démarré

Cette semaine nous avons (enfin) attaqué les enduits terre proprement dits à l'intérieur de la maison. Et les choses avancent bien : nous avons quasiment fini le mur "est" (du moins une première couche) et bien entamé le nord.

Après quelques tâtonnements, nous avons mis au point notre méthode de production d'enduit :
- Nous mettons à tremper de la terre (dans notre cas, dans à peu près moitié d'eau). C'est la terre décaissée de notre terrain pour les fondations. On ne prend que la terre de profondeur, c'est-à-dire non végétale. On malaxe bien le mélange.
Marie mélange ici avec un bâton. On utilise ensuite le malaxeur.
- On laisse reposer quelques heures, pendant qu'on pose la production précédente.
- Puis nous filtrons dans un tamis (maille 5 ou 6 mm).
On presse bien les paquets d'argile et de cailloux pour récupérer le maximum de terre tamisée et que le résultat ne soit pas trop liquide.
 - Nous chargeons la bétonnière avec la barbotine obtenue, le sable et la paille (dans le cas de notre terre, en proportions égales). Nous laissons tourner quelques minutes et c'est prêt. C'est un peu galère pour vider la bétonnière complètement : notre enduit est très collant, y compris sur les parois de la bétonnière. Mais nous ne voulons pas ajouter d'eau, l'enduit étant déjà relativement humide.

Finalement, nous produisons également notre barbotine en tamisant de la terre qui a trempé et non de la terre sèche : le résultat est satisfaisant et c'est plus rapide.

L'application de l'enduit se passe de la façon suivante :
- Nous protégeons soigneusement tout le bois apparent (solives, liens, tours de fenêtre, etc.).
- Nous recouvrons la zone à enduire avec de la barbotine de façon à humidifier le support et à ce qu'aucun brin de paille n'apparaisse plus.
- Ensuite, nous faisons des colonnes d'enduits dont on vérifie la verticalité avec une règle et un niveau.
Sur le mur de droite, on aperçoit encore le bas d'une colonne.
 - Puis, nous comblons l'espace entre deux colonnes avec de l'enduit. Nous essayons de faire une épaisseur moyenne de 2 à 3 centimètres même si les creux dans la paille font qu'on dépasse parfois les 5 centimètres !

Et on obtient un résultat très plaisant, avec juste le petit peu d'irrégularité qui rend le mur plus souple et plus vivant. De plus, la terre donne une couleur très agréable (que ne rendent pas bien les photos) :

Nous ne sommes également pas mécontents de nos pourtours de fenêtres :
La première fenêtre enduite : les WC, pour s'entraîner.

On a également commencé à inclure gaines et boîtiers dans l'enduit. Ça ne pose pas de problème particulier, même si ça favorise les fissurations au séchage.
le mur de la cuisine

Si on fait un petit bilan des enduits posés cette semaine :
- Ils ne tombent pas.
- Ils fissurent un peu par endroit, mais rien de grave. Il faudra quand même attendre le séchage complet (très lent, même si le temps ensoleillé de ces derniers jours l'accélère fortement) pour se prononcer.
- ils n'ont pas moisi (contrairement au terre-paille de rebouchage). On se dit que c'est peut-être parce qu'il y a moins de paille.

Autre nouvelle : le maçon devrait venir poser ses échafaudages pour enduire l'extérieur de la maison à partir de la fin de la semaine prochaine. Nous l'espérons en tout cas, car ça nous permettra de passer moins de temps à rafistoler les bâches arrachées de temps en temps par le vent.

dimanche 6 novembre 2011

Le rebouchage intérieur est terminé au rez-de-chaussée

 Et c'est tant mieux !
Marie, la frange soulevée par le vent infernal qu'on a eu ces derniers temps, pose les derniers grammes de terre-paille au rez-de-chaussée.
On commençait à trouver le temps long car c'est vraiment fatigant. En particulier, on utilise un mélange terre-paille le plus pailleux possible pour maximiser l'isolation. Un tel mélange ne passe pas à la bétonnière car trop compact. Il faut donc le faire à la main, ce qui implique des heures de malaxage. De plus, pour bien reboucher les espaces, il faut vraiment appliquer le mélange avec force pour le faire pénétrer au maximum dans les creux entre bottes et montants. Enfin, contrairement au rebouchage extérieur, il y a de grandes surfaces à couvrir. Par exemple, les sommiers et les poteaux (qui, à l'extérieur, sont couverts de fibralith) :
Sur l'image : un sommier, un poteau et même une botte (à droite de Marie) qu'il a fallu recouvrir complètement car elle était trop maigre.

On a donc décidé de changer d'activité : on verra plus tard pour le rebouchage de l'étage. Nous attaquons les enduits au rez-de-chaussée :
les premiers décimètres carrés d'enduits
Nous testons une autre technique que celle expérimentée il y a quelques mois pour la fabrication du corps d'enduit : au lieu de tamiser la terre à sec, nous commençons par la faire tremper, puis nous la tamisons et après nous ajoutons le sable et la paille. Cette méthode présente deux avantages immédiats : le tamisage est plus rapide et on peut travailler même quand la terre est humide. Ça donne un mélange qui est assez liquide et qui se pose très facilement. Reste à voir ce que cela donnera au séchage : tenue, fissuration, moisissures ...

Pour la barbotine, nous avons quand même besoin de quelque chose de moins liquide : nous avons donc mis de la terre à l'abri dans le tunnel pour qu'elle reste sèche et que l'on puisse la tamiser à sec :
 Ensuite, nous pouvons faire le mélange avec la quantité d'eau qui nous convient dans le but d'obtenir une consistance de crème fraîche.

Le plombier est passé cette semaine et a commencé à installer les canalisations.
Comme le plus grand ennemi de la paille est l'eau, nous avons évité de faire passer des canalisations dans les murs en paille : il y en aura dans la dalle (comme la gaine blanche sur la photo) et dans les cloisons et même éventuellement en apparent, mais pas dans les enduits.

On utilisera du PER et non du cuivre qui pourrait être corrodé. En effet, de l'eau de pluie circulera dans nos canalisations. Or, l'eau de pluie est plutôt acide. On utilisera également du tube multicouche qui présente de multiples avantages, une plus grande longévité notamment.