mercredi 29 juin 2011

Habillage de la lucarne

Quand on auto-construit, il y a toujours des tâches auxquelles on n'avait pas pensé avant d'y être confronté. Par exemple, récemment, Alexandre nous a rappelé qu'il réalisait l'ossature de la lucarne et son toit mais que c'était à nous de nous occuper des parois ...

Après observation des lucarnes de la région et quelques réflexions et discussions , nous avons opté pour ce qui nous semblait le plus simple en étant quand même esthétique : un bardage avec de la volige de douglas. Qui dit bardage extérieur, dit intempéries et comme nous ne voulons pas traiter le bois, nous avons décidé de prendre du douglas à coeur majoritaire (l'aubier étant moins résistant). Nous avons donc acheté du douglas red chez un scieur (le coeur du douglas est rose, alors que l'aubier est blanc). Nous avons pris de la volige en 17 mm, ce qui est un minimum pour cette utilisation.

La première étape a été de mettre en place un échaffaudage pour pouvoir travailler sur la lucarne. Nous avons posé des bastaings sur l'échaffaudage des charpentiers et sur des liteaux du toit en enlevant quelques tuiles.

Ensuite, comme le bardage est fixé sur l'extérieur de la lucarne, nous avons dû rajouter quelques planches à l'intérieur pour servir de support :
Ici, c'est la planche en diagonale qui a été rajoutée. On voit aussi, le début de la pose de la volige en arrière plan.
Puis nous avons vissé  la volige. Ca fait quelques découpes pas immédiates pour arriver à suivre la pente du toit, en bas, et contourner les chevrons, en haut. Pour des planches aussi fines, il est important d'utiliser des vis anti-fendage (comme celles de la marque Rocket).

De plus, le tout se fait dans des positions franchement inconfortables.

Ce chantier a aussi été l'occasion de s'habituer à travailler "en altitude". Par exemple, pour éviter d'avoir à monter descendre à chaque découpe, nous avions installé les outils au premier étage sur un plancher de fortune constitué de quelques bastaings posés directement sur les solives :

Et voila le résultat :
Pas trop mal pour une première!

dimanche 26 juin 2011

L'ossature secondaire

Pour pouvoir mettre la paille, nous avons commencé à rajouter une ossature à la charpente. Cette ossature se compose de plusieurs éléments :

La lisse basse
Son rôle est d'éviter un contact direct de la paille avec le soubassement. En effet, celui-ci peut être relativement froid et on pourrait avoir de la condensation.
Nous avons fixé les planches avec des goujons de 8/75, tous les mètres. Ce n'est pas la peine de mettre des goujons plus gros car il n'y a pas d'effort sur la lisse basse. Par contre, vu l'épaisseur de la lisse (4 cm) il aurait mieux valu en prendre des plus longs.
Pour éviter les remontées humides potentielles depuis le soubassement, nous avons déroulé une rupture de capillarité avant de placer la lisse basse. C'est une feuille de polyéthylène, utilisée de façon classique dans ce but.
Nous avons fait une double lisse basse et nous avons mis du liège, qui est imputrescible, entre les deux lisses pour améliorer l'isolation.
La double lisse et le liège au milieu. On aperçoit également la rupture de capillarité.

Les montants verticaux
La paille viendra se coincer entre deux montants ou entre un montant et un poteau de la charpente :

Ici, trois montants entre deux poteaux.
Pour les montants nous avons pris des planches de douglas de 3 cm par 20. C'est un peu souple, mais en montant les colonnes de bottes en parallèle ça ne devrait pas poser de problème.

La lisse haute
Au nord et au sud les colonnes de bottes vont s'arrêter à la panne sablière. Comme celle-ci est trop étroite, nous sommes obligés de rajouter une lisse haute vissée sur la panne.
Marie à la visseuse
Encore merci à Alexandre et Jérôme, nos charpentiers, qui sont toujours de bon conseil et qui nous prêtent souvent leur matériel. On a pu ainsi utiliser leurs serre-joints et leur échaffaudage pour fixer les lisses hautes à trois mètres du sol.

P.S. La rhubarbe se plaît vraiment en Corrèze : la dernière récolte a produit près de trois kilos de tiges qui sont déjà transformés en compote et en confiture !

dimanche 19 juin 2011

La toiture

Chose promise, chose due : voici la description de la construction de la toiture.

Résumé de trois semaines d'activité de nos charpentiers :

Pose de la sous-toiture
Cette sous-toiture a trois objectifs :
  • offrir un support à l'isolant, qui va être posé par dessus,
  • augmenter le contreventement de la maison (déjà assuré par les W de la charpente). D'après le charpentier, la maison peut résister à des vents de 240 km/h!
  • garder un pouvoir perspirant à la toiture. C'est-à-dire que la vapeur d'eau n'est pas piégée dans la maison.
La sous-toiture est constituée de plaques d'OSB 3 Kronoply de chez Kronofrance. Cet OSB utilise un liant sans formaldéhyde et est donc beaucoup plus sain que les OSB classiques.

Les panneaux ont été vissés à la charpente :


Pose de l'isolant
L'isolation est constituée de panneaux souples de laine de bois Steicoflex en 10 cm d'épaisseur. Deux épaisseurs ont été posées entre les pannes :
  • une première couche entre les W de contreventement,
  • une deuxième couche, croisée, par dessus.
La première couche d'isolant
Petite remarque intéressante pour les futurs auto-constructeurs : la surface correspondant aux pannes et aux W n'est pas négligeable et aurait pu être déduite de la surface d'isolant à acheter. On se retrouve avec pas mal de panneaux en trop.

Chevronnage
Installation des chevrons sur les pannes :
Entre les chevrons, on aperçoit la deuxième couche d'isolant.
Pose de la chanlatte et du lambris
La chanlatte est posée à l'extrémité des chevrons. Elle soutiendra les tuiles du bas et la gouttière sera fixée dessus.
Sur la partie de toit qui dépasse de la maison et au niveau de la terrasse, les charpentiers ont également posé du lambris en sapin pour qu'on ne voie pas les tuiles par dessous.

La chanlatte en bout de chevron et le lambris au dessus.

Le lambris au dessus de la terrasse
Installation du pare-pluie
Au dessus des chevrons, a été posé le film pare-pluie (du Multivap 200+). Comme son nom l'indique, il protège la toiture de la pluie (au cas où il y aurait une fuite entre les tuiles). Il est également très perméable à la vapeur d'eau : l'humidité potentielle (en provenance de l'intérieur de la maison) ne stagne donc pas dans la toiture. De plus, des lames d'air ont été assurées autour du film : en dessous, par les chevrons, au dessus par le contre-lattage.

Contre-lattage et litonnage
Pose des contre-lattes et des liteaux :

Les contre-lattes sont verticales, les liteaux horizontaux.

La toiture est prête à recevoir les tuiles !

Les charpentiers ont d'abord réalisé toutes ces opérations sur la face sud de la maison (sans oublier la lucarne). Ils sont maintenant en train des les réaliser sur la face nord où il reste à poser le film pare-pluie, la chanlatte, le lambris,  les contre-lattes et les liteaux.






samedi 18 juin 2011

Les rois de la caillasse

Le hérisson est terminé depuis mercredi ! Ouf, on va pouvoir passer à autre chose.

Comme on avait utilisé beaucoup de 20/40 pour faire le drain périphérique, il a fallu être parcimonieux dans leur utilisation pour pouvoir combler le trou restant :

Nous avons donc utilisé le fond du tas de 30/80 et quelques 80/150, ainsi qu'une partie des cailloux extraits du terrain lors du terrassement, de façon à ce qu'il n'y ait plus qu'une fine couche de 20/40 à disposer.
Nous avons également dû récupérer les 20/40 jusqu'au dernier (ou presque) :
Ici, Marie récupère les derniers cailloux, parfois un par un.
Et voila le résultat :


lundi 13 juin 2011

We Need You !

Ami lecteur, tu suis les péripéties de notre installation en Corrèze depuis plusieurs mois. Eh bien, nous t'offrons maintenant l'occasion unique de pouvoir dire : "j'y étais" !

Plus sérieusement, tout coup de main, même ponctuel, serait vraiment utile et apprécié. Nous pouvons héberger toute personne qui viendra nous prêter main forte. En plus, le coin est vraiment superbe et vaut le déplacement à lui seul.
Comme notre capacité d'hébergement est limitée, nous ne pourrons pas accueillir tout le monde en même temps. Donc, merci aux personnes intéressées de nous contacter rapidement, dans la mesure du possible, pour que nous puissions nous organiser au mieux.

Le programme prévu pour les mois qui viennent :
juin :
- mise en place de l'ossature secondaire pour la paille
- pose du plancher de l'étage
juillet :
- dalle chaux-paille
- montage des murs en paille
août/septembre :
- enduits terre

Pour nous contacter : gournayf@gmail.com

A bientôt.

mardi 7 juin 2011

Un hérisson, c'est vraiment beaucoup de boulot !

C'est vrai qu'on peut utiliser des moyens motorisés pour déplacer les cailloux, mais il reste quand même une grosse manutention. En effet, le bobcat permet d'apporter les cailloux dans la maison, mais uniquement sur les bords (et encore pas de tous les côtés, à cause de la configuration du chantier). Il reste donc à les répartir sur toute la surface. Les galets doivent être déplacés un par un. Les 20-40 ne peuvent pas être ramassés à la pelle : il y a trop de résistance. Il faut donc remplir des seaux patiemment pour aller les vider au bon endroit. Et ça, c'est sans parler des problèmes particuliers à notre cas (cailloux sableux nécessitant un lavage, terrain détrempé par l'orage gênant les manoeuvres du bobcat, pluies quasi-journalières nécessitant bâchages et débâchages fréquents).
Qui dit débâchage dit souvent également écopage ...
Mais le moral reste bon et les choses finissent par avancer : le premier niveau (les 15 cm de galets) est en place ...
Ca commence à ressembler à un hérisson.
... et nous avons bien démarré le second niveau (les 10 cm de 20-40) :
Marie, en pleine répartition des 20/40
Pour nous assurer que l'épaisseur de cailloux est bonne partout, nous utilisons plusieurs techniques :
  • nous avons marqué le niveau au cordex sur le soubassement,
  • nous l'avons aussi repéré sur les piliers centraux, grâce au niveau laser,
  • à divers endroits du hérisson, nous faisons également des plots de 20/40 à niveau (vérifié au laser),
  • nous vérifions l'horizontalité localement avec un niveau à bulle.
Pendant ce temps, les charpentiers-couvreurs ont commencé la toiture. Un prochain message présentera leur travail.